La fille au mitote de Marceline Bodier

Résumé : En 2008, Robert Pinard décide de partir à la recherche de l’assassin de son père. Depuis 1985, ce meurtre n’a jamais été élucidé. La police a conclu à un crime de rôdeur : Stéphane se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Il a été assassiné à coups  de couteau le jour où Virginie lui annoncé qu’elle était enceinte. Ses amis d’enfance ont tous été soupçonnés, mais aucun inculpé. Grâce à Esfera, la fille de Jean-Pierre l’un d’entre eux, il va tenter de lever le mystère qui entoure ce meurtre. Mon avis : Je tiens tout d’abord à remercier Marceline Bodier de m’avoir sollicitée pour lire et rédiger une chronique sur son premier roman. C’est avec plaisir que j’ai accepté son invitation. Son roman est classé dans la catégorie roman psychologique et c’est une catégorie que j’affectionne particulièrement. De plus l’action se passe dans le Grand Est, la région de mon enfance.

C’est tout d’abord le titre du roman m’a intriguée. Mais qu’est que le mitote (prononcez mi-to-té). D’après les Toltèques, il s’agit d’un brouillard dans lequel se trouve notre esprit, l’inconscient est hanté d’une multitude de personnes qui parlent toutes en même temps. Le mitoté habite depuis des années le cerveau de Esfera. Tout s’embrouille dans sa tête.

J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur a rédigé son roman. Il est composé de trois parties. La première se déroule en 1979 et retrace la jeunesse  de trois jeunes garçons et une fille vivant entre Nancy et Lincey (un tout petit village où tout le monde se connait, une seule nourrice qui s’est occupée de tous les enfants d’une même génération). Ils sont tous les quatre passionnés de musique et décident de créer une comédie musicale. Par petites touches, tel un peintre, Marceline Bodier dévoile les caractères des différents protagonistes. Chaque personne a son vécu et ses secrets qu’il cache. Puis en 1985, un drame va ébranler la vie de ce groupe de jeunes : l’assassinat de Stéphane l’un d’entre eux. La dernière partie est plus récente, l’action se passe en 2008 et Robert/Jonathan relance l’enquête sur l’assassinat de son père.

J’ai été séduite par le style de l’auteur. Son écriture est fluide et très agréable à lire. Elle décrit les paysages lorrains de manière poétique. J’ai eu l’impression de me retrouver dans les champs couverts de boutons d’or ou d’être assisse au creux d’un mirabellier. J’avais juste envie d’aller cueillir un de ces petites prunes dorées.

Marceline Bodier a fait preuve d’originalité en reprenant pour chacun des chapitres quelques phrases de chanson de Led Zeppelin. J’ai beaucoup aimé les références qu’elle fait à ce groupe de légende que ce soient les ressemblances entre Stéphane et Robert Plant ou bien le prénom que Virginie donnera à son fils. On sent l’auteur passionnée.

Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai ressenti l’angoisse montée, le rythme change jusqu’au dénouement final. J’ai adoré la fin du roman qui est tout simplement surprenante. L’intrigue est bien ficelée. Aucun indice n’est dévoilé dans le roman. A plusieurs reprises, j’ai cru avoir trouvé le suspect mais je suis partie plusieurs fois sur de fausses pistes. Ce roman est plein de rebondissements.  Il faut vraiment se méfier des apparences et douter de tout, tout le temps.

Un premier roman que j’ai dévoré en un week-end et qui est pour moi fort prometteur. Le style de l’auteur m’a fait penser à celui de  Michel  Bussi.

Ma note : 4.50/5

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