Carnet de poilu : Soldat Edouard Blas de Méganne Delsinne

4ème de couverture :

Édouard Blas, jeune Anzinois, effectue son service militaire à la caserne de Valenciennes lorsque la guerre est déclarée entre la France et l’Allemagne en 1914. Partagé entre son envie de défendre son pays et celle de profiter de sa jeunesse en étant à l’abri des combats, le jeune homme nous raconte ses quatre longues années de guerre.
Une histoire vraie, loin des récits de guerre héroïques.

Mon avis : Je tiens à remercier Mégane Delsinne pour la confiance qu’elle m’a accordée en me sollicitant pour rédiger une chronique de son dernier livre. Un ouvrage qui lui tient tout particulièrement à cœur puisque le héros n’est autre que son arrière-arrière grand-père : le soldat Edouard Blas.

Il raconte dans son carnet de guerre les premiers jours de sa mobilisation, le moment où il a quitté son village du Nord, sa famille. Avec des mots simples, l’auteur retranscrit ici la vie de son parent qui, a vingt ans, est parti défendre son pays d’octobre 1913 à décembre 1918.  Elle retrace dans ce récit, le voyage que les soldats accomplissaient pour arriver sur le front, les déplacements nombreux à pied  ou en train.

C’est la première fois que je lisais un carnet de poilu en entier. J’en avais déjà lu des extraits au cours de ma scolarité ou lors de visite dans des musées. J’ai cependant été surprise par le contenu de celui d’Edouard Blas. J’ai découvert que les soldats n’étaient pas toujours soignés dans des hôpitaux situés à proximité du front. Ils pouvaient être amenés à traverser la France entière pour se faire opérer dans des blocs opératoires où les actes chirurgicaux relevaient plus  de la barbarie que de la médecine.

J’ignorais aussi qu’un « argot des tranchées » avait été créé par les Poilus. J’ai découvert des mots comme la cagna qui désignait un abri, qu’un crapouillot était un mortier ou encore que la marmite était un projectile de gros calibre envoyé par les Allemands.

Edouard Blas narre aussi les échanges qu’il avait avec sa marraine de guerre, cette femme qui lui adressait des courriers en provenance de Paris et qu’il a eu la chance de rencontrer.  Cette guerre a fait naitre de belles amitiés dans les régions où l’offensive était moins présente en particulier dans le sud.

Mais la guerre était dure, sombre. Les moments difficiles sont présents au quotidien : l’exécution des déserteurs, la mort des amis au champs de bataille, le froid et la faim. Pour faire face à ses scènes d’horreur et surtout pour oublier, les soldats avaient souvent recours à l’alcool.

J’ai beaucoup aimé la dernière phrase de l’épilogue. Elle démontre les difficultés qu’ont rencontrées tous les soldats qui se sont battus au cours de cette guerre qui devait être la Der des Ders. Cette phrase est un vrai hommage. Si vous êtes passionné d’histoire, je vous invite à lire le livre de Mégane Delsinne afin de la découvrir.

Tout comme l’auteur, je tiens également à féliciter Pikagreg Photography pour la photo de la couverture qui est très jolie.

Je trouve très difficile d’attribuer une note à ce genre de livre. Il s’agit en fait d’un témoignage de la vie d’un soldat et non d’une histoire romancée. Ce livre est l’histoire d’une vie, celle d’un soldat qui a combattu pour la France.

Ma note :3,5/5

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2 commentaires sur “Carnet de poilu : Soldat Edouard Blas de Méganne Delsinne

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