L’habit ne fait pas le moineau de Zoé Brisby

4ème de couverture :

Maxine, fringante nonagénaire, a décidé de faire l’école buissonnière et quitte sa maison de retraite. Pour son périple, elle a besoin d’une voiture et cherche à faire du covoiturage. C’est alors qu’elle rencontre Alex, 25 ans, un peu perdu à cause d’un chagrin d’amour, qui a une place de libre dans sa voiture.

Un road-trip frais et plein de surprises où les événements s’enchaînent au même rythme que les sentiments.

Une rencontre peut-elle être le départ de l’aventure la plus belle de votre vie ?

Mon avis :

Je tiens à remercier Zoé Brisby pour la confiance qu’elle m’a accordée en me demandant de chroniquer son nouveau roman L’habit ne fait pas le moineau.  C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai accepté cette mission. La couverture m’a tout de suite attirée : je l’ai trouvée très fraiche et très amusante. Le titre quant à lui m’a intrigué. Pourquoi avoir détourné une expression si connue de la langue française ?

Tout commence par une annonce passée sur un site de covoiturage http://www.partage-voiture.com. Alex, un jeune homme de 25 ans plutôt dépressif, propose un trajet Paris Bruxelles. Il a prévu de faire ce voyage pour retrouver une jeune femme avec laquelle il aurait voulu faire sa vie mais qui n’a pas été réceptive à sa déclaration d’amour. Il va faire la connaissance de Max (Maxine) une nonagénaire hyperactive qui a choisi de rejoindre la Belgique pour s’y faire euthanasier. Ces deux là, que tout oppose au début, vont vivre quelques jours ensemble et vont surtout apprendre à se connaitre.

J’ai été conquise par  les personnages :

Au début du roman, Alex est un jeune homme dépressif, renfermé sur lui même. Il ne vit pas sa vie, il la subit. J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur a construit son personnage et surtout celle dont elle l’a fait évoluer. Il n’est jamais agaçant. J’ai eu de l’empathie pour cet homme et j’ai eu envie de l’aider, de lui dire  qu’un chagrin d’amour n’est pas une fin en soi, qu’il faut aller de l’avant. Dans la vie, on prend des coups mais il faut savoir se relever. Sa rencontre avec Maxine va bouleverser sa vie et surtout le faire murir.

Maxine est, je pense la grand-mère que tout le monde rêverait d’avoir. Elle est hyper dynamique. Elle a plus de quatre-vingt-dix ans et se fait passer au début du roman pour une dame d’une cinquantaine d’années (elle reconnait que c’est un peu exagéré tout de même). Elle fait les quatre cents coups dans la maison de retraite dans laquelle elle vit. Elle connait beaucoup de monde mais malheureusement beaucoup d’entre eux sont déjà morts. Elle a un téléphone portable, mais un vieux Nokia car les vieilles choses sont solides. Elle déteste les activités qui sont proposées aux personnes âgées et en particulier Questions pour un champion. Par contre c’est une fan inconditionnelle de Bernard de la Villardière dont elle ne rate aucune émission. Maxine adapte à sa manière les expressions de langue française comme « monter sur ses grands chevreaux » ou « être beau comme un carton ». J’ai trouvé ces adaptations charmantes, elles sont synonymes pour moi du parler Maxine. J’ai beaucoup ri lors de l’arrestation faite par la police où Maxine se fait passer pour Rebecca, une pauvre femme atteinte du syndrome de La Tourette. Malgré son côté jovial, elle a peur de vieillir, peur de la maladie qui l’habite. Au cours de ce road-trip, elle va nous faire découvrir son  objectif : aider Alex « ce gentil dépressif » à retrouver goût à la vie. Elle va lui dispenser de nombreux conseils.

Dans ce roman, Zoé Brisby aborde des thèmes graves comme la maladie, la peur de vieillir, la solitude, le tout avec beaucoup de légèreté. Par l’intermédiaire de ses personnages, l’auteur prodigue de nombreux conseils comme par exemple apprendre à toujours viser la lune ou encore qu’en amour il faut savoir faire des concessions.

Le style de l’auteur est vraiment très agréable à lire, les mots semblent courir sur les pages et nous emportent sur cette route semée d’embuches. Ce livre se lit avec le sourire aux lèvres quasiment en permanence. J’ai vraiment apprécié le rythme du roman, on ne s’ennuie à aucun moment. Un vrai roman feel-good qui m’a vraiment séduite.

Ma note : 4.25/5

 

 

 

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