Chaos debout de Philippe Mangion

4ème de couverture :

Fabien est un trentenaire célibataire. Intrigué autant qu’attiré par les femmes, il est dans leur constante observation. La conquête n’est pas son principal objectif. Il est essentiellement à l’écoute de ses propres sensations, laissant sa pensée dans un chaos interne dont il s’accommode. Cette conscience aiguë de soi empêchait jusqu’à présent la régression qui lui aurait permis de tomber amoureux. Mais la rencontre d’Isabelle va tout changer… Ce roman court est suivi de vingt nouvelles où il est question, en vrac, de harpies, de Nice, de guerre végétalo-carnassiennes, de père Noël, de football, d’Arthur Rubinstein, du Faubourg-Saint-Denis, du lion et du rat, d’autoroute, de Corse, de street-art, d’anévrisme, d’architecture et de sexe tous genres confondus.

Mon avis :

Je tiens à remercier Philippe Mangion de la confiance qu’il m’a accordée en m’adressant ce service presse afin que je le lise et que je rédige une chronique. J’ai été séduite par la façon dont l’auteur présentait son œuvre et sollicitait le lecteur  :

« Chroniqueuses, chroniqueurs, blogueuses, blogueurs, psychanalystes et sexologues,
je vous invite à critiquer, casser, diagnostiquer, astiquer, déchirer, brûler, encenser, glorifier, vénérer ou caler sous un pied bancal cet ouvrage où mon âme y est enrobée d’une couverture assez agréable au toucher, souple et illustrée d’une photo prise en bas de chez moi avec un appareil avantageusement déglingué, chaotique et soubresautesque, comme le reste. »

J’aurai peut être dû me méfier. Une chose est sûre, Philippe Mangion m’a fait sortir de ma zone de confort. Dès les premiers chapitres de ce court roman, j’ai ressenti une drôle d’impression. L’auteur nous narre l’histoire de Fabien, un trentenaire célibataire qui aime les femmes mais qui se pose en permanence des questions à leurs sujets. Je me suis trouvée dans la tête de son héros qui se pose sans cesse des questions relatives à sa vie, son entourage, la perception qu’ont les autres de lui. Un soir, alors qu’il rentre à Paris en TGV, il fait la connaissance d’Isabelle, une jeune femme qui lui laisse son 06 et qu’il rappellera quelques jours plus tard.

Je n’ai pas aimé le personnage de Fabien, ni ses réflexions sur le monde qui l’entoure.

Le style de l’auteur m’a beaucoup dérangé. Le roman est très rythmé. Mais j’ai détesté ce déversement de  vulgarité : « Noble sentiment, mon cul ! La chiasse, oui ! Ça gargouille, ça transpire des fesses, le slip colle. » (p.18) ou encore « La vie coule comme une goutte de sperme sur une cuisse » (p.36).

Ce livre est ensuite  composé ensuite de vingt nouvelles. Ces nouvelles sont des tranches de vie, des instants de la vie quotidienne. J’ai souri en lisant  Veau corse aux olives, noires, ou encore Sang d’encre. J’ai détesté  la méchanceté des gens dans Totoche.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas apprécié la lecture de ce roman. Je ne pense pas faire partie du public que l’auteur a voulu conquérir. Dommage.

Ma note : 2.5/5

 

 

 

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Un commentaire sur “Chaos debout de Philippe Mangion

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  1. Je remercie Au détour d’un livre pour cette chronique. Mon sentiment est que la blogueuse l’a trouvé plus dérangeant que mauvais. Ce qui engagera peut-être ses lecteurs à pousser plus loin la curiosité.

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