Premières lignes #11

Bonjour à tous,

Aujourd’hui c’est dimanche et comme tous les dimanches c’est le rendez-vous hebdomadaire avec les premières lignes (rendez-vous initié par Ma Lecturothèque). Le principe reste inchangé : on prend un livre et on en cite les premières lignes.

Cette semaine, une collègue m’a prêtée un classique de la littérature française : Hiroshima mon amour de Marguerite Duras. Je n’ai jamais lu le livre, et n’ai jamais vu le film. Ce livre est en fait le scénario et les dialogues du film Hiroshima mon amour qu’Alain Resnais a demandé à Marguerite Duras d’écrire. Le synopsis est le suivant : au cours du tournage d’une coproduction sur la paix, une comédienne française noue une relation éphémère mais passionnée avec un Japonais. étrange et poétique malgré la référence évidente aux atrocités de la guerre.

Voici donc les premières lignes de ce roman :

«  Nous sommes dans l’été 1957, en août, à Hiroshima.

Une femme française, d’une trentaine d’années, est dans cette ville. Elle y est venue pour jouer dans un film sur la Paix.

L’histoire commence la veille du retour en France de cette Française. Le film dans lequel elle joue est en effet terminé. Il n’en reste qu’une séquence à tourner.

C’est la veille de son retour en France que cette Française, qui ne sera jamais nommée dans le film – cette femme anonyme – rencontrera un Japonais (ingénieur, ou architecte) et qu’ils auront ensemble une histoire d’amour très courte.

Les conditions de leur rencontre ne seront pas éclaircies dans le film. Car ce n’est pas là la question. On se rencontre partout dans le monde. Ce qui importe, c’est ce qui s’ensuit de ces rencontres quotidiennes.

Ce couple de fortune, on ne le voit pas au début du film. Ni elle. Ni lui. On voit en leur lieu et place des corps mutilés – à hauteur de la tête et des hanches – remuants – en proie soit à l’amour, soit à l’agonie – et recouverts successivement des cendres, des rosées, de la mort atomique – et des sueurs de l’amour accompli.

Ce n’est que peu à peu que de ces corps informes, anonymes, sortiront leurs corps à eux.  »

Ce n’est pas la première fois que je lis un roman de Marguerite Duras. Pour le bac français il y a quelques années, j’avais étudié Moderato Cantabile dont je n’ai gardé que très peu de souvenirs hormis un voyage à Paris pour aller voir la pièce de théâtre.

Et vous avez vous déjà lu ce livre ? Qu’en avez vous pensé ?

Bon dimanche à tous.

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