Les peaux rouges d’Emmanuel Brault

4ème de couverture :

Ce matin, je sors, plutôt pressé, et j’ai pas fait trente mètres, que paf? une rouge avec sa marmaille me rentre dedans au coin de la rue. Elle se casse la figure et me gueule dessus. Elle me dit que je l’ai fait exprès, que c’est une agression. En temps normal, on se serait excusés, j’aurais fait mon sourire de faux cul et tout serait rentré dans l’ordre. Mais non, je trouve rien de mieux que de lui cracher : « fais pas chier sale rougeaude » et manque de pot, une passante qui arrive derrière moi a tout entendu. C’était puni par la loi du genre super sévère depuis les événements, à égalité avec viol de gamin ou presque. On était à trente mètres de chez moi, ils m’ont facilement retrouvé. Et là mes amis, mes problèmes ont commencé, et des vrais comme on n’en fait plus. »Amédée Gourd est raciste. Il pense comme il parle. Mal.La société entreprend de le rééduquer.

Mon avis :

Un livre de la rentrée littéraire de septembre 2017 qui m’a quelque peu désorientée.

Emmanuel Brault nous fait partager les aventures de son héros, antihéros plutôt. Amédée Grout est un homme qui vit dans un pays (on ne sait pas lequel) dont la devise pourrait être « les racistes dehors ». Amédée est célibataire, cariste et surtout il vit avec sa grand-mère, sa Mémé depuis que sa mère l’a abandonné à l’âge de six ans. Mais la particularité d’Amédée est qu’il est raciste et fier de l’être. Un jour, alors qu’il se dépêchait de rejoindre son travail à pied, Amédée bouscule une femme peau rouge enceinte (et oui les étrangers dans son pays sont des peaux rouges rien à voir avec les Indiens d’Amérique). Une altercation va naître entre les deux protagonistes. Amédée va insulter la jeune femme « fais pas chier sale rougeaude ». Malheureusement pour lui, une de ses voisines va être témoin de la scène. La vie d’Amédée va alors se compliquer.

L’auteur nous fait découvrir la  société anti raciste dans laquelle vit son héros. Une société qui fait tout faire pour lutter contre les racistes : les envoyer en prison mais aussi les manipuler mentalement comme au cours de l’expérience qu’Amédée va devoir mener pour éviter de passer une année entière en prison. Il va rencontrer des personnes qui comme lui ont un jour eu une altercation avec un peau rouge.

Comme l’a précisé son auteur, ce roman est un « roman bouffon. Le bouffon c’est du rire qui crée la tragédie.  Derrière le masque de rieur, on voit un homme qui pleure ». Même si ce roman est drôle, il aborde un sujet grave.

Je n’ai pas été complètement séduite par ce roman. Le style de l’auteur est à l’instar de son personnage choquant, vulgaire, sans grand intérêt. L’auteur définit les peaux rouges comme des êtres inférieurs, « ils nous font chier en mendiant, leurs mômes craignos passent leur temps à fumer sur les bancs publics … »(p.4). Ce livre est dérangeant dans ses propos, il nous pousse à sortir de notre confort habituel. J’ai trouvé les personnage beaucoup trop caricaturaux.

La seule personne qui m’a touchée dans ce roman est la Mémé d’Amédée pour laquelle notre antihéros a énormément d’affection. Elle s’est occupée de lui depuis l’âge de six ans, âge auquel il a été abandonné par sa mère alcoolique. Devenue âgée, c’est Amédée qui s’occupe maintenant d’elle, ce qui lui posera des problèmes durant sa détention.

Ma note : 2/5

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