Celui qui ne savait pas pleurer de Lucie Garcia

4ème de couverture :

Marcus n’est plus ce jeune garçon plein d’imagination et passionné d’aventures. Il n’est plus ce shérif, fan de séries d’arts martiaux et de barres chocolatées ; il est devenu adulte, avec tout ce qui va avec. Une vie sans remous, grignotée par les habitudes… Jusqu’au jour où le décès de sa mère fait remonter des lettres cachées. Qui est cet homme qui lui a écrit, sans qu’il le sache, toutes ces années ? Pourquoi sa mère lui a-t-elle caché son existence ? De quoi Marcus se souvient-il vraiment ? De l’Auvergne aux montagnes de l’Himalaya, de rencontres de personnages fantasques aux souvenirs enfouis, Marcus va petit à petit renouer avec son passé et découvrir bien plus. L’aventure ne se cache pas seulement dans la découverte du lointain, de l’exotique ; elle est souvent bien plus proche que ce que l’on pense…

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier Lucie Garcia pour l’envoi de ce service presse. C’est tout d’abord le quatrième de couverture qui m’a donné envie de découvrir ce premier roman. J’aime beaucoup les romans dans lesquels le personnage principal découvre un secret de famille .En effet, je pense que dans chaque famille, toutes les choses ne sont pas toujours dites souvent dans le but de protéger les individus et tel est le cas dans ce livre.

Marcus est  un petit garçon de 8 ans et 120 jours. Il est fan de Chuck Norris. Tout comme son héros, il se sent l’âme d’un justicier, c’est « le ranger de sa ville ». Il veut qu’elle soit propre et s’est mis dans la tête de pourchasser toute personne qui fait preuve d’incivisme. Un matin, il surprend un homme, en apparence un sans-abris, qui jette des papiers de Snickers par terre. Cet homme c’est Patrick : l’homme qui bouleversa sa vie. Patrick et Marcus vont se lier d’amitié. Mais un jour sans crier gare, Patrick disparait en ne laissant à son jeune ami qu’une lettre et une barre chocolatée. En grandissant Marcus s’éloigne peu à peu de sa mère (son père est mort lorsqu’il était tout petit), il quitte la ville où il a grandi. Ce n’est qu’à la mort de sa mère, qu’il y retourne et découvre que l’homme dont il n’a plus de nouvelles n’a pas cessé de lui envoyer des lettres, lettres que sa mère à conserver dans un carton. Il se met en quête de découvrir l’identité de cet inconnu.

Ce roman est vraiment plaisant à lire. L’écriture et le style pétillant de Lucie Garcia donne beaucoup de pep’s au roman. La construction du texte est originale. L’auteure mêle les passages au passé à ceux au présent. Pour mieux comprendre la démarche de Marcus, des correspondances agrémente la narration.  Le titre du roman évoque le titre d’une chanson d’Edith Piaf Celui qui ne savait pas pleurer, les paroles correspondent complétement au personnage mystérieux de Patrick :

« C’est l’histoire d’un type moyen
Qui n’avait jamais pu pleurer.
Il en avait pas les moyens,
Pourtant, il aurait bien aimé,
Car de pleurer, ça vous soulage
Et ça vous met du baume dans l’cœoeur,
Mais lui, il avait passé l’âge »

J’ai beaucoup aimé Marcus dont la personnalité ne m’enthousiasmait pas énormément au début de ma lecture. C’est un  personnage ordinaire, limite plat qui vit avec son amie Juliette, sa petite vie ordinaire. Il avait pourtant l’air original lorsqu’il était enfant avec ses affiches de justicier écolo. Il condamnait tout individu jetant des détritus par terre, ne ramassant pas les matières fécales de leur compagnon canin. La découverte des lettres chez sa mère va être l’élément qui va bouleverser Marcus et c’est à partir de ce moment que j’ai éprouvé de l’empathie pour le héros. Il va devenir un aventurier, voulant découvrir la vérité. J’ai éprouvé de l’empathie pour le héros.  J’ai aimé l’amitié que se crée entre Marcus et les personnages secondaires : Myrtille  (une grand-mère que j’ai imaginé avec des cheveux violets évidemment, Sandosh, Sushila (une mention particulière pour la maturité de la petite fille), Jean-Pierre et Patrick.

Lucie Garcia invite le lecteur à un voyage entre la France et le Népal. J’aurais souhaité ressentir un peu plus les odeurs, les épices, être un peu plus en harmonie avec le héros. J’ai eu un peu de mal à me sentir transporté de Katmandou à Pokhara même si j’ai trouvé amusante la traversée du pays dans ce car décoré par des hippies, assis sur le toit du véhicule.

L’intrigue est finement amenée. Patrick n’est surement pas celui que l’on attend. J’ai été surprise de découvrir la fin de l’histoire. Je pensais lire une histoire légère tranquillement le sourire aux lèvres, alors qu’en fait cette histoire est grave et triste. j’ai ressenti beaucoup d’émotion à la lecture de Celui qui ne savait pas pleurer.

Un premier roman prometteur que je ne peux que vous recommander.

Ma note : 3.75/5

 

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