Les volets verts de Simenon

4ème de couverture :

C’était curieux : l’obscurité qui l’entourait n’était pas l’obscurité immobile, immatérielle, négative, à laquelle on est habitué. Elle lui rappelait plutôt l’obscurité presque palpable de certains de ses cauchemars d’enfant, une obscurité méchante qui, certaines nuits, l’attaquait par vagues ou essayait de l’étouffer.

Vous pouvez vous détendre.Mais il ne pouvait pas encore remuer. Respirer seulement, ce qui était déjà un soulagement. Son dos était appuyé à une cloison lisse dont il n’aurait pu déterminer la matière et, contre sa poitrine nue, pesait l’écran dont la luminosité permettait de deviner le visage du docteur.

Peut-être était-ce à cause de cette lueur que l’obscurité environnante semblait faite de nuages mous et enveloppants ?

Mon avis :

Dans les années cinquante, Emile Maugin est un célèbre acteur. Il enchaine les films les uns après les autres, joue plusieurs fois par semaine dans des théâtres parisiens. La vie semble lui sourire jusqu’au jour où lors d’une consultation chez le médecin, il apprend que son cœur est fatigué. Il est âgé à l’époque de cinquante-neuf ans mais son cœur est celui d’un homme de soixante-cinq ans. Le verdict est sans appel : ses jours sont comptés. Maugin va alors décider de faire un bilan de sa vie.

J’ai reçu ce livre en cadeau de la part de mon fils ainé, mais malheureusement je n’ai pas vraiment été attiré par l’histoire. Ce roman de Simenon était classé dans les polars, thrillers dans un célèbre enseigne de livres. Connaissant mes gouts pour ce genre de romans, il l’a choisi un peu par hasard. Et bien le hasard ne fait pas toujours bien les choses. Effectivement, Simenon est sans conteste, avec Agatha Christie, l’un des plus célèbres auteurs de polars de tous les temps, mais alors là, je n’ai pas réussi à trouver un semblant de policier au cours de ma lecture. Cette histoire est simplement l’histoire d’un homme qui arrive en fin de vie et qui tire un bilan de son passage sur terre.

J’ai trouvé l’ambiance de ce roman lourde et pesante. Je me suis ennuyée tout au long de ma lecture et le personnage de Maugin m’a beaucoup déplu. La relation qui l’entretient avec son entourage, et particulièrement les femmes est fortement déplaisante. Maugin est selon moi la caricature parfaite de l’homme qui a réussi, il méprise les individus qui l’entoure. Son penchant pour l’alcool, le vin rouge et le cognac, m’a aussi fatiguée. Maugin est un anti-héros auquel je n’ai vraiment pas pu m’attacher.

En conclusion je dirai simplement que je ne recommande pas ce livre. Je préfère les auteurs de polars contemporains avec des vrais meurtres et des descriptions plus gores. Malgré tout, je pense qu’il peut y avoir des amateurs pour ce genre de roman.

Ma note : 2/5

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