Danser avec le diable de Maud Tabachnik

4ème de couverture :

Lancé dans la traque d’un insaisissable psychopathe, le lieutenant Boris Berezovsky se retrouve pris au piège de son passé. Ou plutôt du passé de son père Vladimir, un juif russe échappé de l’enfer stalinien et devenu citoyen américain, qui se dit menacé par des services secrets étrangers. Boris découvre alors avec stupeur que Vladimir entretenait d’excellentes relations avec la bête noire de Poutine, son neveu Boris Berezovsky (homonyme de son fils), le célèbre oligarque, prétendument « suicidé » à Londres.Tandis que le meurtrier continue de sévir en toute impunité, Boris se plonge dans sa propre histoire, cherchant qui, de la mafia russe locale, du MI5 ou du FSB cherche à liquider son père.

De la folie urbaine ordinaire aux spectres de l’Histoire soviétique et ses tragédies, un suspense aussi musclé que vertigineux.

Mon avis :

Maud Tabachnik est une auteure dont j’ai souvent entendu parler sur la blogosphère mais de laquelle je n’avais jamais encore lu aucun roman. Dès les premières lignes, j’ai été happée par l’histoire. Deux individus, Holme et Molinès prennent en stop une jeune femme. Leur voyage, enfin celui de Lionelle Tenon, s’arrêtera en bordure d’une forêt non loin de Russian Hill en Californie. Les deux hommes la tuent, la violent et la dépècent. C’est le lieutenant Boris Berezovsky dit Beret et son adjoint Xi qui sont dépêchés sur la scène de crime. Au fil des jours, d’autres meurtres vont avoir lieu dans les environs de la scène de crime  dont le mode operantis sera identique. Les policiers vont vite comprendre qu’ils ont à faire à un serial killer. Une chasse à l’homme va alors commencer pour les agents de la SFPD.

Parallèlement à cette traque, Boris Berezovsky va découvrir que son père lui cache un secret de famille. Il a un cousin qui porte les mêmes nom et prénom que lui qui a été assassiné deux ans auparavant à Londres. Cependant Vladimir Berezovsky réfute la thèse du suicide celle qui a pourtant été officialisée par les autorités britanniques. L’enquêteur va être victime d’intimidations en tous genres. Quelqu’un cherche quelque chose mais quoi ?

Deux enquêtes se mêlent dans ce roman policier. L’auteur révèle dès les premières lignes de Danser avec le diable le nom du tueur mais malgré tout elle décrit ce personnage de façon fort habile. Il arrive à échapper plusieurs fois aux autorités et se fait passer pour fou. Il souffre en effet d’une maladie génétique, le syndrome Klinefelter (anomalie chromosomique qui entraine une infertilité). Il est grand, chausse du 49 et lorsque quelqu’un lui adresse la parole, son interlocuteur peut se poser la question s’il est sourd ou muet. Mais Homes joue et manipule ses victimes comme la police.

Même si ce thriller fait de nombreuses fois référence au MI5 au FSB et à la mafia russe (groupuscules dont je ne connais pas grand chose) il se lit très vite même si à certains moments, le lecteur peut penser que l’enquête piétine et manque de rythme. Les personnages principaux sont attachants et l’assassin complétement tordu (les scènes de crime ne peuvent laisser indifférent).

L’écriture de Maud Tabachnik est addictive et l’on a très rapidement envie de découvrir où l’auteur cherche à emmener le lecteur.

En résumé : ce roman est agréable à lire même s’il ne restera pas graver dans ma mémoire. Vite lu, vite oublié.

Ma note : 3.5/5

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