Au bout de la nuit de Bruno Bouzounie

4ème de couverture :

1978. Une nuit d’avril au cours de laquelle deux adolescents ont perdu leur âme…

1992. Les membres inférieurs d’un corps sont retrouvés dans le centre ville de Bordeaux. Le seul signalement auquel la police peut se référer est celui d’un homme à la stature hors du commun. Sur fond de rite païen et de légende arthurienne, un jeune lieutenant de police, Damien Sarde, qui vient d’intégrer la PJ, plonge au cœur de sa première enquête. Le criminel va restituer, au fil des jours, les morceaux du cadavre inconnu, autant de pièces macabres au service d’un puzzle machiavélique.

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier sincèrement Bruno Bouzounie pour l’envoi de ce service presse qui m’a fait vraiment très plaisir.

Le roman commence en 1978 au moment où deux hommes se retrouvent un soir de pleine lune à creuser un trou dans une vieille maison abandonnée. Quelques minutes plus tard, ils y abandonnent deux sacs en plastique noir et se rendent compte qu’ils ont alors fait un pacte avec le Diable.

L’auteur projette ensuite son lecteur quatorze ans plus tard. Damien Sarde est flic nouvellement affecté à la PJ de Bordeaux. Un soir après sa prise de service, il est amené à se rendre sur le lieu d’un crime. Une SDF vient d’être assassinée. Arrivé sur place, il se retrouve face à une caisse contenant uniquement deux jambes féminines. Une femme confie aux enquêteurs qu’elle a été témoin de ce crime, mais surtout qu’elle a vu le meurtrier et qu’il a prononcé les mots suivants : « Guide le chevalier sans nom ». Le lieutenant Sarde et son équipe vont alors mener leur enquête à travers différents lieux et rues de Bordeaux où ils vont, bien malgré eux, fréquenter à maintes reprises la mort.

Préalablement auto-édité, le roman de Bruno Bouzounie a été sacré Grand gagnant du prix Femme Actuelle et est maintenant édité aux Editions Nouveaux Auteurs. Bien que plutôt craintive face à l’engouement que rencontre Au bout de la nuit, la lecture du quatrième de couverture ainsi que la couverture que je trouve très belle m’ont donné envie de découvrir ce « nouvel auteur ».

Plongée directement dans le vif du sujet, j’ai eu envie de connaitre les raisons qui ont poussé deux jeunes hommes à vendre leur âme au diable. Qui sont ces deux corps qui ont été ensevelis dans cette maison ? et surtout pourquoi ? Quels sont les liens existants entre les différents personnages du roman ?

J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur qui est fluide et très agréable à lire. Il décrit avec beaucoup de poésie les endroits les plus glauques comme par exemple la maison dont l’image se réfléchit dans l’eau. Il créé une atmosphère oppressante qui aide le lecteur à mieux appréhender l’histoire. Originaire de la région Nouvelle Aquitaine, Bruno Bouzounie connait la typographie de Bordeaux et n’hésite pas à promener son héros, Damien Sarde mais aussi le lecteur à travers toute la ville pour trouver des indices qui lui permettront d’appréhender le coupable. C’est pour moi un élément très important qui me permet d’être avec le héros. Il y a beaucoup de descriptions mais toutes sont utiles.

L’auteur s’est, sans nul doute, beaucoup documenté avant l’écriture de ce roman. J’ai eu un peu peur au fur et à mesure de l’avancement de ma lecture. L’auteur fait de nombreuses fois références à la légende Arthurienne et mes connaissances dans ce domaine sont moindres. Mais pas d’inquiétude, grâce au personnage de Sylvie Tremblay, universitaire québécoise nouvellement affectée à l’université de Bordeaux, les fondements du cycle arthurien n’auront plus de secret pour vous.

La psychologie des personnages est fortement travaillée. Damien Sarde est un personnage énigmatique. C’est un accidenté de la vie, il a perdu sa soeur et la personne à laquelle il tenait le plus vient de voir sa mutation acceptée pour la Nouvelle-Calédonie. Une fois de plus, il se retrouve seul… seul face à son destin. Heureusement, cette enquête va le pousser à dépasser ses limites en fouillant dans ses souvenirs d’enfance. Autre personnage important de ce thriller : Morgane une femme intouchable, mystique mais surtout machiavélique. C’est une séductrice maléfique à l’instar de la jeune femme sur la couverture.

Ce roman est un vrai page turner, les chapitres courts se succèdent. La tension ressentie au début de ce roman ne cesse de monter crescendo pour atteindre son apogée au moment du dénouement final. L’enquête est bien ficelée et même si j’avais découvert qui se cachait derrière le personnage de Morgane, je n’ai compris qu’au moment de l’épilogue le pourquoi du comment.

En résumé : un roman que j’ai dévoré et conseille vivement aux amateurs de thrillers qui comme moi aime lorsque l’action se déroule en France. Encore une fois, merci pour cette superbe découverte et j’espère pouvoir rapidement lire un autre roman de Bruno Bouzounie.

Ma note : 18/20

All-focus

Non, je me suis pas mise à la boisson au cours de ma lecture, cette photo est juste un clin d’oeil à l’auteur et à un de ses personnages 😉

 

 

Publicités

Un commentaire sur “Au bout de la nuit de Bruno Bouzounie

Ajouter un commentaire

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site vous est proposé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :