Une bonne âme d’Audrey Perri

4ème de couverture :

Londres, 1899.
Florence Jones, jeune mère célibataire, décide de faire adopter sa fille Sélina, faute de pouvoir la garder auprès d’elle. Elle se tourne alors vers Mrs Hewetson, l’une de ces fermières de bébés qui pullulent dans la capitale et qui affirme pouvoir s’occuper de son enfant.
Mais Florence ignore encore que cette femme, loin d’être la bonne âme qu’elle prétend être, est déjà impliquée dans la disparition de nombreux enfants…

Mon avis :

Je tiens à remercier Audrey Perri pour l’envoi de ce service presse. J’ai été contacté par l’auteur pour lire et chroniquer son roman. Ne connaissant que très peu l’époque victorienne, j’ai été séduite par le quatrième de couverture qui a tout de suite éveillé ma curiosité. L’auteur a reçu pour ce roman le second prix du concours faits divers et histoire diverses organisé par le site Librinova.

Une bonne âme s’inspire d’un fait divers qui s’est déroulé en Angleterre. A la fin du XIXème siècle, une femme Amelia Dyer a été condamné après avoir égorgé au moins sept enfants dont les mères lui avaient confié la garde en vue d’une adoption. En effet, à cette époque, l’avortement était interdit et les jeunes filles célibataires qui tombaient enceintes n’avaient pas d’autres possibilités que d’avoir recours à des fermières de bébés qui moyennant finances se chargeaient d’élever les enfants et de leur trouver une famille adoptive.

Audrey Perri nous invite à suivre Florence Jones, qui après le départ de son amant découvre qu’elle est enceinte. Ne pouvant assumer seule la venue au monde de l’enfant, elle va devoir trouver une solution pour pouvoir survivre dans ce Londres hostile. Elle passe alors une annonce et rencontre Mrs Hewetson, de son vrai nom Ada Williams, une fermière de bébé qui va lui soutirer 5 livres (ce qui a l’époque représentait une somme considérable) pour s’occuper de Selina.

Dès les premières pages de ce roman, l’auteur nous décrit la vie à Londres au XIXème. Les rues sont sombres, crasseuses,  la pauvreté est omniprésente et contraste avec les logis bourgeois. Les domestiques vivent sous les toits dans ces grandes demeures. Malgré tout, l’ambiance est plutôt bonne et les secrets bien présents. Grâce à sa plume simple et fluide, l’auteur plonge le lecteur dans cet atmosphère.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Audrey Perri dépeint la pauvreté sociale qui existait en Angleterre à cette époque. On se sent tout de suite transporté dans les rues de la capitale anglaise. Les femmes n’avaient pas le droit de vote et étaient considérées comme inférieures aux hommes. Elles ne pouvaient pas porter plainte, ni  posséder de biens et ne pouvaient pas ouvrir un compte d’épargne. L’héroïne de ce roman est dans cette situation, elle subit la vie qui s’offre à elle. J’ai apprécié la quasi absence de personnages masculins dans ce roman hormis les géniteurs et les policiers chargés de l’enquête. Les femmes devaient se débrouiller seules.

J’ai découvert grâce à ce roman un « métier » dont j’ignorais complétement l’existence : les fermière de bébés. Ces femmes offraient le gite et le couvert aux jeunes femmes jusqu’à l’accouchement. Elles négociaient ensuite avec les jeunes mères célibataires la garde des enfants et négociaient avec les futurs parents l’adoption des nouveaux nés. Il s’avère cependant que nombre d’entre elles étaient malhonnêtes et avaient tendance à supprimer les enfants après avoir escroquer les jeunes mères.

Je me suis beaucoup attachée au personnage de Florence, qui malgré son jeune âge est une personne réfléchie et au grand cœur. Elle va éprouver des sentiments très forts après avoir abandonné sa petite fille et va tout faire pour la retrouver. Le personnage d’Ada m’a, quant à lui, intriguée comment peut on à la fois aimer et vouloir du mal à un enfant de la sorte ? Peut-on excuser les meurtres d’Ada ?

Un court roman que j’aurais peut être aimé un peu plus long. Je n’ai pas vu le temps passer. Je conseille ce roman à ceux qui souhaitent découvrir l’époque victorienne.

Ma note : 4.5/5

 

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4 commentaires sur “Une bonne âme d’Audrey Perri

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