Une folie passagère de Nicolas Robin

4ème de couverture :

Bérengère s’évertue à être une parfaite hôtesse de l’air ; elle fait du ciel le plus bel endroit de la terre. Elle a quarante ans, vingt ans de métier, douze mille heures de vol au compteur, une robe turquoise sans faux plis et un impeccable chignon banane. Mais elle est en train de passer à côté de sa vie de femme, et certains ne manquent pas de le lui rappeler : ni mari ni enfants, quelques amants de passage sans considération pour elle.Pourtant, elle cache ses blessures sous son uniforme et rien ne semble pouvoir altérer son désir de maîtrise et de perfection. Jusqu’au jour où une série de contretemps et d’obstacles vient dérégler cette mécanique bien huilée. Elle embarque alors pour une destination imprévue, sur un vol riche en surprises, qui ne sera pas de tout repos, et, poussée à bout, en vient à commettre l’irréparable.

Et si c’était dans la perte de contrôle que l’on trouvait le bonheur ?

Mon avis :

Bérengère est hôtesse de l’air pour une célèbre compagnie nationale. C’est le stéréotype de l’hôtesse parfaite. Elle porte parfaitement l’uniforme : petite robe stricte bleue et foulard noué autour du cou, elle est coiffé d’un chignon banane duquel ne dépasse aucune mèche de cheveux même après plusieurs heures de vol à travers le monde entier. Mais la vie de Bérengère est triste, elle est seule, n’a pas de mari, ni d’enfant. A quarante ans, elle collectionne les rencontres sans lendemain et n’a pas envie de faire congeler ses ovules pour être mère dans dix ans. Le 14 février, alors qu’elle vient une fois de plus de se faire quitter par celui qu’elle avait cru être l’homme de sa vie, Bérengère va s’envoler pour un vol Paris Vancouver quelque peu agité.

C’est avec plaisir que je retrouve la plume légère et rafraichissante de Nicolas Robin. Son nouveau roman se lit rapidement, on sourit, on rit même. Mais attention, l’auteur cache une fois de plus son jeu. Des thèmes sérieux et actuels sont abordés dans ce roman tels que la solitude, le manque d’amour et ses conséquences. On ressent beaucoup la tristesse qui habite son héroïne. Même si Bérengère peut paraitre un peu « nunuche » de prime abord : c’est vrai elle a quarante ans et certaines de ses répliques relèvent plus de la midinette que de celle d’une femme responsable, on ne peut que s’attacher rapidement au personnage et à ses aventures.

J’ai apprécié la façon dont Nicolas Robin caricature la société actuelle. Parmi les différents passagers de l’avion, on ne peut que reconnaitre les accros des réseaux sociaux, les geeks, la maie atteinte d’Alzheimer, le pervers ou l’égoïste connecté. Voilà ce que je peux vous dire de ce nouveau roman car j’ai vraiment envie que vous découvriez pas vous même ce qui se passe dans ce vol long courrier.

En résumé : Nicolas Robin est fidèle à sa façon d’écrire. Il écrit pour faire plaisir à ses lecteurs. Un roman qui donne la banane et qui fait oublier les petits soucis du quotidien.

Ma note : 4/5

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2 commentaires sur “Une folie passagère de Nicolas Robin

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